Nudge : La méthode douce pour inspirer la bonne décision …

Richard Thaler et Cass Sunstein appliquant les découvertes de la psychologie sociale aux analyses économiques nous proposent un outil nous incitant à prendre la décision la plus intelligente, tout en préservant totalement notre liberté de choix. Telle une maman éléphant, qui, d’un léger coup de trompe, remet gentiment son petit sur la bonne voie, l’approche proposée repose sur le « nudge », l’incitation douce.  

L’idée de base : la manière dont les choix sont présentés a des conséquences sur le choix qui est fait. Il est possible sans forcer, d’améliorer le comportement en matière de choix,  un exemple :  Pourquoi graver une mouche sur un urinoir ? Pour permettre aux hommes de mieux viser et réduire ainsi les dépenses de nettoyage. Elles ont baissé de 80 % à l’aéroport Schiphol d’Amsterdam grâce à ce diptère stylisé : de grands effets pour un petit changement. Cette fausse mouche est un nudge, ou « coup de pouce » en français. Une façon d’inciter en douceur les gens à changer leur comportement, plutôt que d’employer contrainte et sanctions.

  • Les mécanismes de la pensée : les deux systèmes : Le fonctionnement du cerveau humain est proprement stupéfiant. Des neuroscientifiques et psychologues sont tombés d’accord sur une description du fonctionnement du cerveau qui permet de résoudre ces contradictions apparentes : Comment pouvons-nous réaliser certaines tâches avec tant de brio et nous trouver si démunis face à d’autres ? Ils distinguent deux sortes de pensée : l’une est intuitive et automatique, l’autre réflective et rationnelle d’où les deux systèmes automatique et réflectif. Des points de repère sont souvent très utiles pour former des jugements mais leur usage peut conduire à des biais, c’est-à-dire à des distorsions systématiques. Ces biais résultent de l’interaction entre le système automatique et le système réflectif.
  • Pour Sunstein et Thaler, « l’homo economicus » :  des manuels d’économie ne possède ni le cerveau d’Einstein, ni les capacités de mémorisation du big blue d’IBM, ni la volonté du Mahatma Gandhi. Bref nous agissons le plus souvent sous l’influence de notre cerveau limbique, siège des instincts et des émotions.
  • Les nudges intègrent ces différents biais révélés par l’économie comportementale : avec pour règle de proposer une « architecture des choix » adaptée, tout en laissant les individus libres de choisir.
  • Conclusion : Ce livre nous livre un bref aperçu de la faillibilité humaine. L’image qui émerge de tout cela est celle d’une foule d’individus très occupés, faisant de leur mieux pour s’en sortir dans un monde complexe où ils n’ont pas le temps de réfléchir profondément chaque fois qu’ils doivent prendre une décision. La conclusion, est que les gens,  sont, disons, susceptibles de se laisser guider par de petits signes judicieusement choisis. Leurs choix, même pour les décisions les plus importantes de leur vie, sont influencés par des choses que l’on n’aurait jamais imaginées dans un cadre économique classique.  De grands groupes privés après certains hommes politiques (Cass Sunstein pilote la « nudge squad » de Barak Obama) commencent également à intégrer les nudges dans leur fonctionnement, et à diffuser le management du coup de pouce. Pour deux raisons majeures l’efficacité de cette méthode et son coût réduit. Alors Avançons dans votre entreprise vers « un management du coup de pouce » ! Et si vous ne savez pas comment entamer le processus,  Appelez-moi au 06 24 89 16 77 !

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire